je me propose de vous faire decouvrir le langage si particulier des jeunes :
Balle (C'est de la) : Exprime l'enthousiasme,
quelque chose de bien, de beau, de positif.
- "Cette meuf, c'est de la balle."
==>(Je ne suis pas insensible aux charmes de la demoiselle.)
- "Ben Laden, c'est de la balle".
==>(Le mercantile Oncle Sam ne pouvait pas indéfiniment
exploiter sans retour les richesses de l'orient sans déclencher le
juste courroux de l'homme des montagnes.)
Bouffon : Qui ne s'apparente pas au clan.
- "Nique lui sa race à ce bouffon !"
==>(Rabat son caquet à cet individu qui ne s'apparente pas au
clan !)
Carotté : Du verbe carotter (extorquer, voler), mais
dans une forme invariable.
- "Il m'a carotté un zedou de teuchi, l'bâtard, tu vas voir
comment je vais le niquer."
==>(Le scélérat m'a dérobé douze grammes de cannabis, il va
s'en mordre les doigts.)
Chelou : Bizarre, inhabituel. Par extension, qui ne
s'apparente pas au clan.
- "La prof d'anglais elle a des veuch tout chelous."
==>(Ce n'est pas tous les jours que l'on voit une coupe de
cheveux aussi inhabituelle et cocasse que celle de la professeur
d'anglais, qui par extension ne s'apparente pas au clan.)
Comment : Exprime l'intensité.
- "Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon !"
==>(Je sors indéniablement vainqueur du combat qui m'a
opposé à cet individu qui ne s'apparente pas au clan, ceci dit en
toute modestie, s'entend, et avec la sportivité qui s'impose en de
pareilles circonstances.)
Foncedé : Se dit d'une personne qui vient de
consommer du cannabis.
- "Je suis foncedé. "
==>(Mon regard est vitreux, je perds mes mots, un mince filet de
bave s'écoule sur mon menton et je rigole comme un décérébré,
sans aucune raison. J'ai payé assez cher pour me mettre dans
cet état. Bref : je viens de consommer du cannabis.)
Gun : Arme à feu.
- "Ziva prête moi ton gun, l'aut'batârd il m'a manqué de
respect."
==>(Pourrais-tu s'il te plaît me prêter ton arme à feu, afin que je
règle son compte à l'importun qui n'a été qu'à moitié urbain à
mon égard.)
Kiff(er) : Apprécier.
- "Comment je kiffe trop son cul."
==>(Le sien postérieur n'est pas sans éveiller chez moi des
pulsions bien naturelles, qui me mettent dans une humeur
joviale, pour ne pas dire gauloise.)
Mortel : Bien, beau, dont on peut se réjouir
(invariable).
- "Elles sont trop mortel tes Nike."
==>(Vos chausses s'entendraient fort bien avec mes pieds, aussi
vous demanderai-je de m'en faire offrande sans opposer de
résistance.)
Mito : Mensonge. Dérivé de mythomane (menteur).
- "On me fait pas des mitos à moi, bouffon !"
==>(Je ne suis pas le genre de crédule à qui vous ferez gober
vos sornettes, individu qui ne s'apparente pas au clan !)
Race (sa) : Exprime le mécontentement.
- "Sa race !"
==>(Je suis d'humeur maussade.)
- "Sa race, c'bouffon !"
==>(Mon anneau pylorique est complètement fermé. C'est le
résultat de la proximité de cet individu qui ne s'apparente pas au
clan.)
Sérieux : Indique que le propos est grave,
solennel, et qu'il faut donc lui accorder le plus grand crédit.
- "Sérieux, j'kiffe trop son cul à votre fille."
==> (Monsieur, j'ai l'honneur de vous demander la main de
votre fille.)
Tèj : Jeter, refuser, réfuter, envoyer promener.
- "T'aurais vu comment Jamel il a tèj la prof
d'anglais !"
==>(Le facétieux Jamel ne s'est pas laissé démonter face aux
réprimandes de la professeur d'anglais !)
Trop : Exprime l'intensité. En cela, synonyme de comment.
Trop et comment peuvent éventuellement cohabiter dans la
même phrase, pour exprimer une intensité très élevée.
- "Trop la honte, ce blouson."
==>(Ce blouson est ridicule, et dans des proportions
considérables.)
- "Trop comment je suis foncedé ! "
==>(J'ai fumé une quantité déraisonnable de cannabis. Je
crains que mon acuité intellectuelle en pâtisse pour la paire
d'heures à venir.)
Truc-de-ouf : Désigne une chose peu commune,
qui dépasse l'entendement.
- "C'est un truc de ouf ! "
==>(Mon dieu, mon entendement est tout dépassé !)
Zyva : Indique que la demande est pressante.
- "Zyva, fait méfu, sale chacal."
==>(Ne sois donc pas si avare de ta cigarette purgative, et fais
en profiter ton vieil ami qui trépigne d'impatience